Pandemie hin oder her, le beaujolais nouveau est arrivé !

Affiche Beaujolais 2021Die Region Beaujolais erstreckt sich zwischen den Flüssen Loire und Saône sowie der südlichsten Stadt Burgunds Mâcon im Norden und Villefranche sur Saône im Süden. Schon im 19. Jahrhundert hatten sich die Winzer und Weinhändler des Beaujolais angewöhnt, ihren Wein früh zu verkaufen. Zu dieser Zeit war der Beaujolais nämlich bereits berühmt und galt im Volksmund sogar als »dritter Fluss der Stadt Lyon«, da die Weine damals auf dem Wasserweg in die französische Hauptstadt gelangten.

1951 erlaubte ein Gesetz den Winzern, ihren jungen Wein zu verkaufen. 1967 wurde als Datum, um sich mittels Beaujolais die Langeweile aus dem Mund zu vertreiben, der 15. November um 0.00 Uhr festgesetzt, seit 1985 muss man sich aber bis zum dritten Donnerstag im November um 0.00 Uhr gedulden. Seinen Weltruhm hat der Beaujolais allerdings nicht unwesentlich der Tüchtigkeit der Marketingstrategen zu verdanken, die sich irgendwann den Spruch »Le beaujolais nouveau est arrivé.« haben einfallen lassen, der seitdem alle Beaujolais-Fans zur gleichen Zeit ihr Glas erheben lässt.

Mittlerweile hat die Beaujolais-Begeisterung nachgelassen, was ausnahmsweise nicht auf das Konto des Coronavirus geht. Fakt ist, dass die Franzosen, die weiterhin zu den größten Weintrinkern weltweit gehören, immer weniger dem gegorenen Saft der Trauben zusprechen. Tranken sie 1960 noch 174,3 Liter Wein pro Person und Jahr, so waren es 2019 »nur« noch etwas mehr als 40 Liter. In derselben Zeit ist dafür der Qualitätsanspruch in Sachen Wein stets gestiegen, sodass es weniger aber immer edler geschlürft wird.

Allen wünsche ich also, ob allein zu Haus und vor dem Computer oder geimpft bzw. genesen im Lokal, »A votre santé«!* Wobei sich der Zuruf seit neuestem nicht so sehr wie ein Trink-, sondern eher wie ein Beschwörungsspruch anhört …

*avec modération bien sûr…

Commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918

8139962206 5f5dbd07c8 bIl est des commémorations dont on se passerait bien, au sens où l’humanité, elle, se serait bien passée des chapitres écrits en lettres de sang dans le livre de la grande Histoire auxquels elles renvoient.
La Première Guerre mondiale en fait partie. Selon le ministère de la Défense, elle a coûté la vie à 1 395 000 militaires auxquels il convient d’ajouter les pertes civiles (300 000 d’après Wikipédia) et les blessés militaires (4 266 000 toujours d’après Wikipédia). Quant à ceux qui, miraculeu–sement, n’ont pas croisé la route de la Grande Faucheuse et sont revenus sans une égratignure, ils n’étaient indemnes que physiquement.

La plupart des familles françaises comptent sur les branches de leur arbre généalogique, au moins un “mort pour la France“, un ancien combattant et/ou une “gueule cassée“. Pour les gens de ma génération, dont les grands-parents sont nés un peu avant, pendant ou juste après la guerre, 14-18 n’a donc pas été seulement un sujet au programme d’histoire de terminale. Ainsi, l’un des frères aînés de mon grand-père paternel fut-il « tué à l’ennemi » non loin de Verdun en avril 1916. Né en septembre 1896, il n’avait pas 20 ans…

Je me souviens encore de l’émotion qui nous avait étreints lorsque nous eûmes entre les mains son livret militaire maculé des taches brunes du sang qu’il versa pour la France, ce sang qui « sèche vite en entrant dans l’histoire »1. Comment oublier par ailleurs l’ossuaire de Douaumont visité par une belle journée d’été et cette plaine où le vent ne faisait pas onduler des épis de blé mais gémissait entre des rangées de croix blanches parfaitement alignées et se succédant jusqu’à l’horizon ?

« Quelle connerie la guerre ! » 2

1 cf. Nuit et Brouillard de Jean Ferrat (https://youtu.be/CwGaG5IMiyE)

2 cf. Barbara, Jacques Prévert (https://youtu.be/BAXrk5v0lv0)

 

Ecole… Attention… Danger !

Attention écoleJamais je n’aurais pensé devoir prendre un jour le panneau de signalisation ci-contre au sens propre. Depuis le 16 octobre 2020, j’ai beau examiner et examiner encore mes souvenirs, nulle part je ne trouve trace d’un quelconque danger lié à la fréquentation de l’école. Qu’avions-nous à redouter en effet ? Des mauvaises notes, des punitions pour ne pas avoir fait nos devoirs ou les avoir bâclés, pour avoir bavardé avec notre voisin ou copié sur lui, pour avoir mangé du chewing-gum en classe… Bah, on passait un quart d’heure au coin, on faisait x fois le tour de la cour, on était de corvée de nettoyage du tableau (noir) pendant quelques jours, privé de récréation ou copiait 100 fois « Je ne mangerai plus jamais de chewing-gum en classe. »… et on n’en parlait plus. 

De nos jours, à l’école, on est obligé de porter un masque, de se désinfecter sans cesse les mains, de garder ses distances avec ses camarades pour éviter de contracter et de propager la covid-19. De nos jours, devant l’école, il y a des barrières pour empêcher les personnes mal intentionnées de se garer et les portes sont continuellement fermées à clé afin qu’aucune desdites personnes mal intentionnées ne puisse pénétrer à l’intérieur et prendre enseignants et enfants en otages. De nos jours, devant l’école, il y a régulièrement des policiers en uniforme aux heures d’accueil et de sortie des élèves. De nos jours, à l’école, on risque de se voir privé du jour au lendemain d’un professeur parce qu’il aura été sauvagement assassiné pour « avoir tenu en [ses] mains l’intelligence et l’âme des enfants », pour « leur [avoir enseigné] le respect et le culte de l’âme en éveillant en eux le sentiment de l’infini qui est notre joie, et aussi notre force, car c’est par lui que nous triompherons du mal, de l’obscurité et de la mort ».1

Samuel Paty ClaraSamuel Paty « était un professeur, un simple professeur qui croyait que savoir était un grand trésor »2 et qui l’a payé de sa vie. Vendredi dernier, ses collègues et leurs élèves, ses supérieurs, ses compatriotes et tous ceux pour qui la liberté d’expression n’est pas qu’une formule lui ont rendu hommage. J’ai pensé à l’une de mes sœurs, professeur des écoles, et à ce titre chargée de transmettre à ses élèves de CP/CE1 un message dont nombre d’adultes ne mesurent pas, ne veulent pas mesurer la portée. J’ai pensé aussi à sa fille, Clara (7 ans), qui, avant même d’en maîtriser la graphie, a déjà compris le pouvoir d’exutoire des mots et pour qui l’école est aussi désormais ce lieu d’où maman risque un jour de ne pas rentrer.

M’est revenu le poème intitulé En sortant de l’école3 et que son auteur, Jacques Prévert, se verrait aujourd’hui contraint de réécrire :

« En sortant de l’école du collège

Nous avons rencontré

Un grand chemin de fer drôle de personnage

Qui nous a emmenés proposé

Tout autour de la terre Quelques centaines d’euros

Dans un wagon doré Si nous lui montrions le prof d’histoire-géo »…

Submergé par l’émotion, Prévert poserait alors son crayon. Et là, il prendrait sa tête dans ses mains et il pleurerait4

 

1 Lettre aux instituteurs et institutrices, Jean Jaurès, La Dépêche, 15 janvier 1888

2 cf. la chanson de Jean-Jacques Goldman Il changeait la vie

3 En sortant de l’école

4 D’après Déjeuner du matin, Jacques Prévert, Paroles, 1946

Vézelay célèbre la liberté

Classées au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979, la basilique et la colline éternelle de Vézelay attirent chaque année,  et à juste titre, d’innombrables personnes qui toutes gravissent, à l’image des pèlerins de jadis, les rues pentues du petit village bourguignon jusqu’au parvis de Sainte-Marie-Madeleine.

Si vous avez prévu d’emprunter vous aussi d’emprunter cet itinéraire et cela, le 14 juillet prochain, je vous suggère pour terminer en point d’orgue cette journée d’assister en fin d’après-midi au spectacle dessous :

 

Festival Vézelay 14 juillet

Rituel de fin d’année : le cadeau à la maîtresse

« Vivent les vacances / Plus de pénitences / Les cahiers au feu / La maîtresse (ou Le maître ou encore Et les profs) au milieu ! », entonnions-nous volontiers à l’approche des "grandes vacances". Je vous parle de ça, autant dire « d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître »1 ! Une époque où les parents ne savaient pas toujours – et heureusement ! – où étaient et ce que faisaient leurs enfants… Une époque à laquelle a succédé un monde dit de bisounours dans lequel la comptine de mon enfance n’a plus véritablement sa place2.

Mais avant de remiser le cartable pour huit semaines de liberté toute relative – parents et grands-parents hélicoptères n’étant jamais bien loin – le moment est venu de sacrifier au rituel de fin d’année scolaire : le cadeau à la maîtresse/au maître3 !

(photo, © Marie Rosticher) 

Cadeau de la maîtresse

S’il renvoie à la tradition des étrennes4 dont on récompense, pour services rendus, pompiers, éboueurs, facteurs… ce geste hautement symbolique est surtout révélateur de ce qui fait la particularité du "métier" d’enseignant. « Enseigner revient à donner une forme d’amour altruiste et si l’enfant ressent l’implication du professeur, cela le sécurise et l’aide à apprendre », explique Maël Virat5, chercheur en psychologie et auteure.

Weiterlesen

Marie-Odile Buchschmid
Birkenweg 14
82291 Mammendorf

marie-odile.buchschmid@t-online.de
www.moenmots.de
Linkedin

Newsletter Abonnement

Bitte geben Sie Ihre E-Mail-Adresse ein und klicken Sie anschließend auf Newsletter abonnieren.
* Mit der Anmeldung zum Erhalt des Newsletters akzeptiere ich die Datenschutzbestimmungen und erkläre mich einverstanden, dass moenmots.de mir per E-Mail Informationen zusendet. Die Einwilligung zum Bezug des Newsletters kann jederzeit mit Wirkung für die Zukunft widerrufen werden. Hinweis: Sie können Ihre Einwilligung jederzeit für die Zukunft per E-Mail an marie-odile.buchschmid@t-online.de widerrufen. Detaillierte Informationen zum Umgang mit Nutzerdaten finden Sie in meiner Datenschutzerklärung.
Please wait
Wir benutzen Cookies

Wir nutzen Cookies auf unserer Website. Einige von ihnen sind essenziell für den Betrieb der Seite, während andere uns helfen, diese Website und die Nutzererfahrung zu verbessern (Tracking Cookies). Sie können selbst entscheiden, ob Sie die Cookies zulassen möchten. Bitte beachten Sie, dass bei einer Ablehnung womöglich nicht mehr alle Funktionalitäten der Seite zur Verfügung stehen.