Commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918

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Il est des commémorations dont on se passerait bien, au sens où l’humanité, elle, se serait bien passée des chapitres écrits en lettres de sang dans le livre de la grande Histoire auxquels elles renvoient.
La Première Guerre mondiale en fait partie. Selon le ministère de la Défense, elle a coûté la vie à 1 395 000 militaires auxquels il convient d’ajouter les pertes civiles (300 000 d’après Wikipédia) et les blessés militaires (4 266 000 toujours d’après Wikipédia). Quant à ceux qui n’ont miraculeusement pas croisé la route de la Grande Faucheuse et sont revenus sans une égratignure, ils n’étaient indemnes que physiquement.

La plupart des familles françaises comptent sur les branches de leur arbre généalogique, au moins un “mort pour la France“, un ancien combattant et/ou une “gueule cassée“. Pour les gens de ma génération (1964), dont les grands-parents sont nés un peu avant, pendant ou juste après la guerre, 14-18 n’a donc pas été seulement un sujet au programme d’histoire de terminale. Ainsi, l’un des frères aînés de mon grand-père paternel fut-il « tué à l’ennemi » non loin de Verdun en avril 1916. Né en septembre 1896, il n’avait pas 20 ans…

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Der 11. November in Frankreich

IMG 0756Mit dem am 11. November 1918 in Compiègne (Departement Oise, Region Hauts-de-France) unterzeichneten Waffenstillstand fand der Erste Weltkrieg ein sowohl von den Zivilbevölkerungen als auch von den Soldaten herbeigesehntes Ende. Die Menschheit solle nie wieder ein solches Unheil heimsuchen; Das sei man schließlich den Millionen Toten schuldig, wurde überall gelobt. Bis heute kann man sich in Frankreich das Ausmaß der Tragödie und deren Auswirkungen vergegenwärtigen. Man denke nur an die Ehrenmäler mit ihren ermahnenden Kohorten von Namen, die in der Nachkriegszeit in nahezu allen französischen Gemeinden (36.529 an der Zahl) aus dem Boden schossen, oder an die seitdem nie wieder blühenden Landschaften Nord- und Ostfrankreichs, wo der Wind keine Weizenähren mehr streift, sondern weiße Kreuze …

Seit 1922 ist der 11. November in Frankreich ein Feiertag. An diesem Tag, so will es das republikanische Ritual, legt der französische Präsident am Grab des unbekannten Soldaten am Arc de triomphe (Triumphbogen) in Paris einen Kranz nieder, facht die ewige Flamme an und hält eine Schweigeminute ab, um der im Kampf um die Freiheit gefallenen Soldaten zu gedenken. Ihm machen es so gut wie alle französischen Bürgermeister nach.

2009 nahm Angela Merkel auf Einladung von Nicolas Sarkozy an der Gedenkfeier teil und würdigte in ihrer Rede die deutsch-französische Freundschaft: »[…] die Zeremonie, die wir eben erlebt haben, hat mich tief bewegt. Deutsche und französische Soldaten – vereint im ehrenden Gedenken an die Gefallenen. Deutsche und Franzosen – einst erbitterte Gegner, heute verbunden als Nachbarn in einer Weise, die auch anderswo auf der Welt die Hoffnung und die Zuversicht nährt, dass auch dort tiefe Gräben überbrückt und überwunden werden können.

Es ist eine Gnade der Geschichte, dass wir heute, da wir am Grab des unbekannten Soldaten stehen, sagen können: Die deutsch-französische Aussöhnung und Freundschaft – sie sind ein Geschenk. Die Freiheit unseres Kontinents Europa – sie ist ein Wunder. Wir wissen nur zu gut, wie kostbar beides ist. Wir verpflichten uns, beides zu bewahren und zu schützen.

Vive (Es lebe) la France, vive l’Allemagne, vive l’amitié franco-allemande!«

 

Un spectacle essentiel : Anna Politkovskaïa, 12 ans déjà…

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« L’urgence, maintenant, c’est de ne pas oublier.
Car c’est là- dessus qu’ils comptent, n’est-ce pas ?
C’est là-dessus, sur notre capacité à oublier, à effacer, à passer l’éponge,
C’est sur notre terrible propension à tourner la page et passer à autre chose,
que comptaient, et comptent encore, les assassins d’Anna Politkovskaïa. »
 
Bernard-Henri Lévy, Une mort qui ne passe pas
 
 
 ANNA POLITKOVSKAÏA 12 ans déjà.
 
Voulons-nous vraiment savoir ?
 
 
 De Robert BENSIMON
 
 
 Corine THEZIER Anna Politkovskaïa
 
Pierre CARTERET Un lecteur français
 
Robert BENSIMON l’auteur
 
Jean-Philippe GROMETTO flûtes traversière et baroque
 
François ROBIN violoncelle

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Elections régionales en Bavière : on ne change pas une équipe qui perd ?!

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Accomplir son devoir électoral en Allemagne n’est pas seulement affaire de civisme mais aussi de dextérité, eu égard à la taille du bulletin de vote, celle de l’enveloppe et celle de l’isoloir…

 Le 14 octobre dernier, je faisais partie des 9,5 millions d’électeurs bavarois appelés aux urnes afin de renouveler le parlement régional. Pour moi, ces élections étaient une grande première1 qui a abouti à une autre grande première puisque les conservateurs de l’Union chrétienne-sociale (CSU) ont enregistré avec 37,2 % des suffrages le plus mauvais score de leur histoire2 !

 Mes préférences politiques et la campagne électorale efficace menée par les Verts notamment ne sauraient à elles seules expliquer ce séisme : les querelles d’égo entre les deux mâles dominants (Horst Seehofer et Markus Söder) de la CSU ainsi que la focalisation sur le thème de l’immigration assorti d’un discours, que n’auraient parfois pas renié les communiquants de l’AfD3, ont largement mis à mal l’image du parti auprès de ses électeurs les plus modérés. Mais il en faut visiblement plus pour ébranler les responsables de la CSU qui, alors qu’ils ont perdu la majorité absolue au Maximilianeum4 de Munich et sont contraints pour continuer à gouverner de former une coalition (avec les Electeurs indépendants selon toute vraisemblance), se satisfont d’avoir fait mieux que ce que leur avaient prédit les sondages. Aussi Horst Seehofer, le (très controversé) ministre de l’Intérieur de la coalition gouvernementale, ne voit-il absolument aucune raison de tirer une quelconque leçon du scrutin. Pourquoi changer une équipe qui perd avec autant de maestria, je vous le demande un peu ?!

Les parlements des 16 États fédérés allemands sont représentés au Bundesrat, la deuxième chambre de la République fédérale, qui « ne fait pas seulement contrepoids au Bundestag et au gouvernement fédéral, mais sert également de trait d’union entre la Fédération et les Länder ». Le gouvernement fédéral n’est donc jamais indifférent à la vie politique de ces derniers et en particulier, s’agissant du gouvernement actuel dirigé par Angela Merkel, à ce qui se passe en Bavière puisque la CSU est le parti frère du parti auquel appartient la chancelière, l’Union chrétienne-démocrate (CDU). Parti frère, cela signifie concrètement que la CDU est représentée en Bavière par la CSU. Ainsi, si j’en avais eu le désir, je n’aurai pas pu voter CDU le 14 octobre mais aurais dû opter pour la CSU. Tant et si bien que le mauvais score de la CSU est forcément une très mauvaise nouvelle pour Angela Merkel ou pour le dire en des termes de saison : lorsque la CSU éternue, la CDU s’enrhume ! Et si la tendance se confirme dimanche à l’occasion des élections législatives de Hesse, le gouvernement fédéral, dont la formation a été si laborieuse, sera fragilisé d’autant. Ça sent sérieusement la fin de règne pour la chancelière qui en est à son quatrième mandat. Le mandat de trop ?

 

1 Avant d’obtenir  la nationalité allemande en septembre 2015, je ne pouvais voter qu’aux élections municipales et européennes.

2 La CSU a perdu 10 points par rapport aux élections régionales de 2013.

3 AfD (Alernative für Deutschland) : parti d’extrême droite, l’Alternative pour l’Allemagne a fait son entrée au Bundestag à la suite des élections de septembre 2017.

4 Maximilianeum : dû au roi Maximilien II (1811-1864), ce bâtiment est le siège du parlement régional de Bavière, le Bayerischer Landtag.

La fête de la Bière s’exporte !

fete de la biere Moustiers Sainte Marie

 

La plus grande fête populaire du monde, l’Oktoberfest de Munich, fait un tabac à l’exportation. Dernier exemple que j’ai pu répertorier : Moustiers Sainte-Marie* (Alpes de Haute-Provence, Parc national des gorges du Verdon). Adossé à une paroi rocheuse, ce petit village surtout réputé pour sa faïence et l’étoile suspendue au-dessus des faîtes de ses toits, qui lui donne un peu des allures de crèche, compte parmi les villes françaises de plus en plus nombreuses à organiser, l’automne venu, une fête de la bière. Au menu : choucroute garnie, dont je rappelle que vous la chercherez en vain à Munich, et bière made in Moustiers Sainte-Marie – si, si !

*Cliquez sur le nom de la commune pour y être téléporté !

Marie-Odile Buchschmid
Birkenweg 14
82291 Mammendorf

marie-odile.buchschmid@t-online.de
www.moenmots.de
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